Affaire SCO

Affaire SCO (numéro 1 du 27 juillet 2003)

Après les accusations et les menaces tous azimuts (IBM, Redhat, SuSE, etc), sans avoir montré une seule preuve jusque-là (voir un résumé de ce feuilleton sur LinuxFr (acte 1, acte 2 et acte 3), SCO veux maintenant faire payer des licences aux utilisateurs de Linux.

Feuilleton SCO (numéro 3 du 12 août 2003)

Lassée des accusations non étayées de SCO, Redhat contre-attaque, dépose deux plaintes et lance un fonds « Open Source Now » pour défendre les projets libres contre ce genre d'attaque juridique (LinuxFr, Slashdot). SCO annonce alors les tarifs qu'elle compte imposer sur le noyau Linux (LinuxFr, Slashdot). Et IBM en profite pour lui aussi déposer plainte, en arquant notamment de violations de brevets sur le logiciel (Linuxfr,Slashdot). La Free Software Foundation a fait rajouter dans la dernière suite de compilateurs GCC sortie récemment un README.SCO dans l'archive. Il évoque les accusations de SCO et leur demande d'obliger le paiement des licences, en violation de la GNU General Public License. Malgré les demandes reçues par la FSF de ne plus supporter SCO Unix avec GCC, et pour ne pas pénaliser les utilisateurs de ce système, il a été choisi de conserver le support, pour l'instant. Les utilisateurs de SCO Unix sont invités à faire entendre leurs protestations auprès de SCO.

Feuilleton SCO (numéro 4 du 25 août 2003)

Nouvel épisode dans le rocambolesque feuilleton SCO : la société montre enfin le code source incrimé, et dans la foulée, critique la validité de la licence GNU GPL. La dépêche collective sur LinuxFr évoque aussi les réponses variées de la communauté du logiciel libre (B. Perens, E. Moglen, E. Raymond, l'équipe Samba, etc) qui pilonnent la position de SCO (qui au passage continue de diffuser et d'utiliser du code sous GPL...).

Feuilleton SCO (numéro 5 du 07 septembre 2003)

Pas une semaine sans que SCO ne soit sous les feux des projecteurs. Entre une marche arrière évoquée dans le journal australien The Age et un article sévère envers le PDG McBride dans The Economist, SCO a aussi écopé d'une amende de 10.000 EUR évoquée par LinuxFr pour non respect d'une injonction du tribunal en Allemagne suite à ses accusations non étayées.

Feuilleton SCO (numéro 7 du 09 octobre 2003)

Toujours très en verve, SCO persiste dans ses accusations et menace les entreprises utilisant le noyau Linux de leur envoyer directement la facture (articles VNUnet et ZDNet). Un historien d'Unix a émis des doutes sur les affirmations de paternité du code défendues par l'entreprise. Eric Raymond a créé un outil libre pour permettre la comparaison automatique des codes concernés. IBM a renchéri en parlant de violation de la General Public License (GPL) par SCO, et SGI, menacé d'un retrait de licence UNIX, a montré que, pour la partie le concernant, la comparaison des sources prouve que cela ne concerne qu'une infime partie du code, appartenant au domaine public, et ayant en plus disparu du noyau Linux.

Feuilleton SCO (numéro 9 du 22 novembre 2003)

Dans l'affaire tentaculaire opposant SCO au reste du monde, deux nouveaux épisodes : SCO prétend maintenant que la General Public License (GPL) violerait la constitution américaine et serait sans valeur, puis aurait décider de financer les migrations des entreprises pour quitter GNU/Linux. SCO envisage aussi d'attaquer les systèmes BSD.

Feuilleton SCO (numéro 10 du 16 décembre 2003)

La saga se poursuit... L'entreprise SCO voudrait s'opposer au rachat de SuSE par Novell pour éviter de voir émerger une distribution GNU/Linux protégée des attaques en cours. Un juge a sommé SCO d'avancer enfin des preuves, et IBM a joliment répondu à la lettre ouverte de SCO ; Linus Torvalds a aussi pris sa plume sur le sujet.

Feuilleton SCO (numéro 11 du 12 janvier 2004)

Samuel Dubus a relaté les propos de Linus Torvalds sur la liste de diffusion du noyau Linux concernant les prétentions de SCO : les fichiers incriminés « sont bien issus d'un travail original des développeurs du noyau ». Marc Perron signale, toujours sur LinuxFr, que « l'Open Source Development Lab (OSDL) prépare une campagne de relations publiques pour contrer le FUD » (« Fear Uncertainty and Doubt »).